Kératocone à Montauban
Ophtalmologue et chirurgien de la vision
Définition d'un kératocône
Ophtalmologue à Montauban
Le kératocône est une affection oculaire chronique caractérisée par un amincissement progressif et une déformation conique de la cornée. Cette anomalie altère la régularité du relief cornéen et entraîne une baisse de la qualité visuelle, souvent accompagnée d’une myopie et d’un astigmatisme irrégulier. Il s’agit d’une pathologie évolutive qui, si elle n’est pas prise en charge, peut conduire à une opacification cornéenne nécessitant une greffe.
Symptômes du kératocône
Ophtalmologiste près de Toulouse
Les symptômes du kératocône apparaissent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte et incluent :
- Une vision floue et déformée, difficilement corrigible avec des lunettes.
- Une photophobie (sensibilité excessive à la lumière).
- Une perception d’images fantômes ou de halos lumineux.
- Une fatigue oculaire accrue.
- Une baisse progressive de l’acuité visuelle, même avec des corrections optiques.

Ophtalmologue et chirurgien de la vision
Chirurgie réfractive à Montauban
Évolution du kératocône
Le kératocône est une maladie évolutive qui progresse sur plusieurs années. Il peut rester stable ou s’aggraver progressivement, en particulier chez les jeunes patients.
Dans les formes avancées, l’amincissement cornéen peut entraîner la formation de cicatrices et une opacification de la cornée, rendant la vision très altérée.
Étiologie et facteurs de risque du kératocône
Bien que l’origine exacte du kératocône ne soit pas entièrement comprise, plusieurs facteurs sont impliqués :
- Facteurs génétiques : des antécédents familiaux augmentent le risque.
- Frottements oculaires excessifs : une irritation chronique de la cornée peut contribuer à l’évolution de la maladie.
- Allergies et atopie : les patients souffrant d’allergies ont tendance à se frotter les yeux plus fréquemment.
- Maladies du tissu conjonctif associées, comme certaines dystrophies cornéennes.
Diagnostic
Le diagnostic du kératocône repose sur la topographie cornéenne qui permet d’analyser de multiples paramètres et de regrouper des faisceaux d’arguments évocateurs tels que :
- La courbure cornéenne en ses différents points : une valeur dépassant les 47.2 D est souvent évocatrice.
- Son épaisseur = la pachymétrie : souvent diminuée avec le point le plus fin décalé en temporal et inférieur.
- Les valeurs d’élévation antérieure et postérieure de la cornée majorées en regard du cône.
- Une perte de symétrie entre les 2 yeux, on parle de perte d’énantiomorphisme.
Traitements du kératocône
Le traitement du kératocône dépend de son stade d’évolution et de la gêne visuelle ressentie par le patient.
- Prévention : La prévention joue un rôle clé dans la prise en charge du kératocône. Il est essentiel d’éviter de se frotter les yeux, car cela favorise l’amincissement et la déformation de la cornée. De plus, il est recommandé d’adopter une position de couchage adaptée, car un appui prolongé sur l’œil, notamment en dormant sur le ventre avec la tête directement posée sur l’oreiller ou avec le bras sur le visage, peut être délétère pour la cornée.
- Correction optique : Dans les stades précoces, le port de lunettes ou de lentilles rigides peut améliorer la vision.
- Cross-linking cornéen : Procédure permettant de stabiliser la cornée en renforçant ses fibres de collagène à l’aide d’une irradiation UV associée à l’application de riboflavine. Cette technique ralentit voire stoppe l’évolution de la maladie.
- Anneaux intra-cornéens : Petits segments en PMMA (polyméthacrylate de méthyle) insérés dans l’épaisseur du stroma cornéen afin de modifier la courbure de la cornée et de réduire l’irrégularité induite par le kératocône. Cette technique vise à améliorer la régularité de la surface cornéenne et peut permettre une meilleure tolérance aux corrections optiques.
- Greffe de cornée (kératoplastie) : En cas de kératocône très avancé, une transplantation cornéenne peut être nécessaire pour restaurer la vision.
Complications en l'absence de traitement
En l’absence de prise en charge adaptée, le kératocône peut évoluer vers des complications sévères :
- Dégradation progressive de la vision : La cornée s’amincit et se déforme de plus en plus, entraînant une altération majeure de la qualité visuelle, parfois non compensable par une correction optique.
- Cicatrices cornéennes : L’amincissement extrême de la cornée peut provoquer des micro-ruptures de la membrane de Bowman, entraînant la formation de cicatrices qui réduisent encore davantage la transparence de la cornée.
- Hydrops cornéen aigu : Une rupture soudaine de la membrane de Descemet peut provoquer une entrée brutale d’humeur aqueuse dans le stroma cornéen, entraînant un œdème sévère et une baisse brutale de la vision, souvent douloureuse.
- Échec de la correction optique : À un stade avancé, ni les lunettes ni les lentilles ne parviennent à corriger la vision de manière satisfaisante.
- Nécessité d’une greffe de cornée : Lorsque la cornée devient trop irrégulière ou trop fine, la seule solution pour restaurer la vision est une kératoplastie lamellaire antérieure voire transfixiante.
La surveillance et un traitement précoce permettent d’éviter ces complications et de stabiliser la vision sur le long terme.
Quand consulter ?
Il est recommandé de consulter un ophtalmologiste si vous présentez :
- Une baisse de vision inexpliquée et progressive.
- Une difficulté à corriger votre vision avec des lunettes ou des lentilles.
- Une sensibilité accrue à la lumière.
- Des antécédents familiaux de kératocône.
Un diagnostic précoce permet de mettre en place les traitements adaptés pour ralentir la progression de la maladie et préserver la vision.